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Archives de Tag: gobage

Weekend cévenol

Ce weekend entre potes (près de 18 ans d’amitiés) est le fruit d’un constat simple, l’évolution familiale et professionnelle! Il devient effectivement compliqué de se libérer dans la minute pour partir 2/3jours à l’aventure sur les traces de nos années étudiantes. Bref, après discussions et répartition des rôles, le sud cévenol sera notre destination. Nous serions finalement 3, le 4ème étant indisponible et le 5ème en voyage autour du monde depuis 6 mois à la rencontre de dépaysement…

Bref, je ne vous narrerai pas nos aléas, mais vous proposerai simplement un rapide résumé de nos découvertes halieutiques. Pour info, nous étions un toqueur, un vaironneur/leurriste et un moucheur.

Les gorges de la Dourbie

Cette rivière est réellement un des joyaux déjà arpenté mais cette partie encaissée nous était à tous trois, inconnue. Il faut s’enfoncer loin en suivant la route du village Dourbies pour rejoindre le secteur convoité. Malheureusement, nous serons accueilli par les nuages qui se transformeront vite en alternances de neige, grésil, vent et pluies. Vous l’aurez compris, une réelle déception en termes de pêche mais quel régal pour les yeux!

 

Les gorges de la Vis

Changement radical de météo, en 24h, nous avons pris 18°. Par contre, niveau paysage, nous restons sur le même registre, à savoir une rivière typique de piémont montagneux avec alternance de veines et gourds. En ce qui concerne les niveaux, je vous dirai qu’ils semblaient plus hauts qu’à la normale mais pas plus que ça, nous permettant ainsi de traverser quelques fois pas si aisément mais ce fut possible. L’appât du jour (pêche de 10 à 19h (avec la pause de midi bien sur…) fut le vers de terre à n’en pas douter; une vingtaine de touches contre 1 levée au vairon et 2 occases en nymphe et sèche.

 

L’Hérault

Nous finirons ce périple par une découverte vraiment sympathique. Je n’avais jamais entendu parlé de l’hérault en tant que rivière de 1ère catégorie et bien, je peux vous affirmer qu’elle mérite le détour! Le hic, par rapport aux deux précédentes, réside dans le fait qu’elle coule au milieu d’un paysage rural, serpentant entre maisons, vergers et zones artisanales. Par contre, le substrat est magnifique, pas une seule trace d’algues ou de colmatage. Le profil est similaire, largeur moyenne de 10/15m et courants léchant de superbes caches rocailleuses. Et que dire de ses hôtesses, leur robe est assez différente de celle de la Dourbie ou de la Vis, qui leur donne un air presque basque (j’ai dit « presque », pas de méprise…les panthères restent les panthères!!!).

Un weekend prolongé au top, si ce n’est la distance; compter 7/8h de routes quand même depuis le sud-ouest.

à très vite,

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Publié par le avril 9, 2018 dans Fly fishing

 

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Vidéo

Dépasser une barre

Un nouvel article que je ne pensais pas pouvoir écrire de sitôt. En effet, vous le savez, au cours de mes évolutions, j’ai pu pratiquer ma passion sur nombre de rivières et notamment sur l’ensemble de notre beau territoire.

A l’esprit, me viennent les cours d’eau du Limousin (Diège, Liège, Vézère, Vianon, Chavanon, Dordogne, etc.), de Midi-Pyrénées (Dourbie, Tarn, Ariège, Salat, Neste, Adour, Garonne, etc.), de l’Aquitaine (gaves, saison, nives, nivelle, etc.), de Champagne Ardenne (Rognon, Rongeant, Marne, Saulx, Aube, Noblette, Moivre, etc.), de Bourgogne (Haute Seine), de Franche Comté (Ain, Suran) mais bien que des captures de 50+ ont eu lieu sur quelques une d’entre elles, il faut avouer que celle-ci est une barre non négligeable pour bon nombre de pêcheurs ne pouvant voyager.

Depuis près de 20ans, j’ai effectivement eu l’opportunité de parcourir la France et pour la plupart du temps, j’étais accompagné de mes cannes. Ceci m’a permis de me rendre compte par moi-même de la qualité de notre réseau hydrographique et notamment de sa valeur piscicole. Bien que ce dernier subisse des atteintes indéniables (et je n’irai pas jusqu’à dire « soutenues » mais bon, vous m’aurez compris…), il n’en demeure pas moins qu’il reste de vraies satisfactions pour qui se donne les possibilités de les apprécier.

Je ne ferai pas ici le constat que nous observons tous, je ne parlerai que de ma satisfaction personnelle à pouvoir trouver des milieux aquatiques où le plaisir simple de pêcher peut assurément être assouvi.Que ce soit le cadre global, l’environnement (notamment la flore rivulaire) ou l’accessibilité, il est certain que nous avons en métropole l’immense chance de pouvoir pratiquer sans trop de difficultés; bien sur les débats sur la réglementation, bien sur ceux sur la réciprocité, apportent quelques freins mais soyons réalistes, nos rivières sont « pêchables » et offrent un choix presque infini selon les velléités de chacun que ce soit en termes d’espèces, de tailles, de quantité, de technicité, etc. Tout pêcheur peut trouver son bonheur, j’en suis persuadé.

Pour ma part, après bien des errances, de nombreuses expériences et partages, je dois dire que le simple fait d’être au bord de l’eau me satisfait. Et c’est ainsi que ma surprise fut d’autant plus grande qu’à mesure que j’avançais halieutiquement, certaines partenaires me le rendirent assez bien qui plus est, avec une délectation toute égoïste.

Et ces derniers jours, une possibilité s’est offerte de découvrir une rivière qui m’était inconnue, la Bienne. Située dans le Jura (39), l’évocation de ce nom résonne dans l’esprit de tous les pêcheurs et bien maintenant, je sais pourquoi. En effet, au cours d’une session assez rapide (de 11h30 à 18h15), j’ai pu partager un instant au cœur de cette vallée surprenante. En effet, j’ai retrouvé des airs de Dourbie (falaises brutes), de Dessoubre (résineux omniprésent), d’Ossau (les rives encaissées « encoussinées » de mousse) et parfois même de Champagne (large gravière).

Après les surprises de 2011, puis 2014, deux poissons magnifiques capturés en Champagne, j’ai eu la joie de capturer en sèche, une superbe offrande zébrée. Je vous le présente ici, ce beau cadeau qui m’a fait utiliser le mètre plus d’une fois…

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Un grand bravo à Monsieur VARENNE Charles, président de l’AAPPMA de St Claude « la Biennoise », pour son combat à proposer un tel parcours, dédié à la durabilité et à l’halieutisme.

renseignements et carte de pêche via http://www.peche-jura.com/parcours-du-bassin-de-la-bienne-et-de-l-orbe.html

https://vimeo.com/164481878

 
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Publié par le avril 30, 2016 dans Fly fishing

 

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Coup du soir

Voilà quelques instants que je n’ai pu profiter allègrement d’une sortie « pleine »; j’entends par là, une journée entière dédiée à l’observation intimiste, individuelle, égoïste même.

Alors, pour de rapides moments d’oubli, je pu me conduire, lassé, vidé, vers des horizons si proches mais tellement salvateurs. Certes, leur furtivité ne permettait l’abandon total mais du moins, assurait l’évasion d’une entité affolée. Voici un résumé flagrant de ce constat où au soir, perdu dans le début de pénombre, j’assouvissais mes relents obsessionnels.

La prise est mince mais le plaisir de l’approche, du leurre et de la caresse libèrent pour quelques lueurs, l’existentialisme de mon être.

 
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Publié par le juin 9, 2015 dans Fly fishing

 

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Éloge du Capot

Le bleu, présent aux pieds de cette âme battue, laisse perdurer l’espoir d’une hypothèse. Accompagné de ces élans éoliens, il assure son dévot aux fantômes d’une idée impossible. Par-delà, les horizons végétaux, il entrevoit cette fin, commencement d’une illusion. Tant il parcoure, tant il se mouille, tant il observe, tant il s’abreuve d’un monde d’évasion.

Partageant l’espace avec cet être désœuvré, les chimères l’accueillent dans une caresse toute imaginaire. Insouciant en ces délices d’abandon, il évapore toutes ces déviances inconscientes. Alors, liquéfiant en un sentiment d’extrême, il déverse ses gouttes libératoires dans le flot inébranlable de ces veines qui les toisent.

Jouera-t-elle encore, malicieuse succube ?

Aperçue, effleurée parfois, elle rechigne à se dévoiler à cet innommable envieux. L’amant n’est que fadaise, soubresaut d’une envie de plaire dans laquelle il plonge, amoureux. Elle l’accueille, le rejette, en un bal égoïste, il s’oublie. La Belle ne s’ouvre qu’au-delà d’un non-retour qu’il ne peut toucher. Ses efforts sont et seront inévitablement vains tant il ne correspond. Pourtant, éclats diamantins, présents mirifiques, s’offrant même dans toute son essence, il ne saura ne serait-ce que fissurer les remparts de cette oasis de délices.

Ce constat, il ne l’envisage. Il s’est donné, se donne et se donnera à Elle.

Capture

 
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Publié par le avril 9, 2015 dans Fly fishing

 

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