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Archives de Tag: ouverture

Amante(s)

Pas besoin d’entendre la sonnerie, les yeux grands ouverts, il est l’heure. La lumière se lève peu à peu et l’impatience nous consume déjà. Laissons là nos idéaux et partons vers cet éden qui assurément n’en sera pas un. Il nous faudra assister à toutes ces franches railleries où de pauvres tableaux mortuaires orneront les simulacres de gaulois enorgueillis d’éternels sacrifices. Loin d’être anodine, la perte touchera nos futurs puisque nos présents n’en ont cure, enfin, peut-être…

Eviter les classiques, slalomer entre les aires dédiées, fuir toutes ces zones sanguines pour retrouver les trouées isolées, les parures d’enchevêtrements oubliés et se fondre dans un décor toujours hivernal, telle sera la voie de ce jour génétique. Enfin, le sentier se dessine à l’œil averti. La mélodie débute, d’abord lointaine puis la voilà installée, si proche. Point de perturbateurs, seuls quelques passereaux en transit, acolytes curieux, accompagnent l’approche.

Nous acceptera-t-elle ?

L’immersion est tentée, insolente séduction de flots frigides. S’illusionner reste la norme et charmer ces créatures fugaces n’est qu’un mythe. Elles ne demeurent désireuses que d’instants dénués de sentiments. Le piège est tendu mais le chasseur inconscient est devenu la proie.

Une tirée, un rond fantasmé, autant de chimères présageant le contact futur, si celle-ci le désire…

La Belle est en mémoire, cruauté de souvenirs incessants. La lutte est inégale et pourtant si jouissive. Elle le sait, le revendique même, et bien sûr, le corrompt. Il faut peu pour un tout qui submerge. Rares sont les extases mais demeurent les insomnies. Suivre ces veines et ressentir un simulacre d’intérêt, voilà ce qui tend à guider les dérives d’impulsifs amants délaissés.

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Publié par le mars 24, 2015 dans Fly fishing

 

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îlot

Une caresse ensoleillée, les paupières qui soustraient, enfin le souffle s’apaise. La vision n’est plus que sensation dans l’accueil de ces rayons maternels. Figée dans cet instant d’irréel, la forme devient une silhouette, une illusion. Aux aléas de voix dissonantes, le voile s’émancipe et s’abstrait de ces éternelles mansuétudes, jurons d’imbéciles professeurs. Vivre ces complaisances sans un regard courtois, lasser ses fantasmes et laisser fuir.

Boudés, les gestes sont fadaises en un miroir floué des bons sentiments. Tout apparait mais ne transparait. Rejoindre ces îlots intérieurs, tel s’emploie la pensée se réfugiant vers ces seules conquêtes avérées. Le mirage efféminée se fonde, s’oublie. Le voilà cohérent au sein d’un virtuel du paraitre. Point de lutte, de débats, de compromis, ne demeure que ce monde pacifiant, éloigné de ces gênants inconscients.

La bulle est en cela la liberté, non une prison. Penser, affirmer, évoluer, tomber, retenter, autant d’absurdité qu’une brume accompagne simplement. Sentir les éléments, toucher cette bise, voir la musique aquatique, entendre le cri végétal, le dictat n’est qu’un chemin au hasard des réflexions. Se perdre n’est en rien fatal, assurément l’évasion d’un être sans paraître.

Retournons à ces lieux vérité, sans strass, paillettes ni faux-semblants.

 tkp

 
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Publié par le mars 7, 2015 dans Fly fishing

 

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Le Grand Jour

Il est minuit zéro une, et les yeux ouverts, nous trépignons. Virant, soulevant, froissant nos draps, nous fixons cette lueur qui saura percer ce volet laissé entre-ouvert. Cette date est ancrée, depuis septembre déjà, au cœur de nos aspirations les plus profondes.

Loin de tous ces maux qui chaque jour, nous oppressent, il ne reste que quelques heures avant qu’enfin la délivrance nous emporte auprès de ces lieux fantasmés. Etre là, s’oublier, seul ou unis, à partager la renaissance de notre essence.

Tous ces simulacres de bonheur dans une société de l’illusion, enfin, disparaissent. Autour de nous, le néant ou plutôt, une enivrante évasion nous entraîne dans nos contrées inavouées. Elles sont nos espoirs et nos dévotions, elles sont nos amantes et nos perditions. Irréelles mais ô combien salvatrices, elles nous poussent dans l’inertie à nos semblables. Nous les aimons si fort, si intensément mais inexorablement, envoûtantes naïades, elles nous rejettent.

Tant pis, nous irons encore et encore, éperdus de ces rencontres éphémères. Heureux et malheureux, nous subirons cette loi immuable, de ce pouvoir qu’elles détiennent. Agonisant, jouissant, nous leur dédions nos âmes champêtres, idiots que nous sommes.

L’ineptie est si belle que cette souffrance perdure en nous dans un sourire, à jamais; c’est cela, le don de l’Ouverture… 

 
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Publié par le mars 8, 2014 dans Fly fishing

 

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