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Archives de Tag: pecheurdenature

Début de saison sur le bassin des Nives du Pays Basque

Comment se passe une ouverture pour un guide de pêche au Pays Basque ou plutôt un guide de pêche sur les Nives du Pays Basque?

Après le post précédent sur la préparation, j’ai pu faire l’ouverture, ce grand jour, rituel d’entre les rituels pour tout pêcheur de truite! Sur 2 jours de cette mi-mars, me voici enfin de retour officiellement sur le bassin des Nives, terre de mes premières expériences halieutiques, rivières de mes premiers émois salmonidesques.

Nous le savons tous, la pêche dans les premiers jours d’ouverture reste du quitte ou double. Tant de paramètres entrent en jeu que la réussite est souvent la résultante d’une courte fenêtre opportune. « être au bon endroit, au bon moment (très souvent très très court…) », c’est là, là seule vraie vérité de cette réappropriation des berges.

Nous avons beau anticiper, envisager nombre de scénarios, ce n’est que sur place, au contact même de l’eau qu’enfin nous saurons si l’espoir peut devenir certitude.

En résumé, voici mon ressenti aux instants de les retrouver: la Grande Nive est un peu haute, Baïgorry toujours aussi magnifique, Estérençuby sans eau de neige, Arnéguy relativement basse et le Laurhibar devenu une ombre bien triste… Se fixer sur un spot, changer d’idée, revenir, rejoindre le petit pont, imprégner cette ambiance, intégrer ces panoramas entre montagnes pelées et regain verdoyant de cette végétation qu’enfin nous retrouvons.

L’aspect pêche est bien sur présent mais être guide c’est aussi et surtout, des repérages incessants, des essayages, des tests, des recherches, des réflexions, sans oublier cette analyse des observations afin d’assurer les futures sessions. Le métier est omniprésent chaque fois le waders enfilé. La quête demeure utopiste mais se révèle inexorable pour une qualité de services qui se doit de l’être, qualitatif!

Je ne vous mentirai pas, ce ne fut pas évident mais les filles ont été sympathiques quand même en goûtant quelques unes de nos nymphes, sans parler d’une jolie cerise de fines éclosions qui nous comblera avec deux captures en sèche.

à très vite pour de nouvelles infos

 

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Publié par le mars 18, 2017 dans Fly fishing

 

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Préparation d’ouverture d’un guide de pêche du Pays Basque

Voici un sujet bien délicat à aborder mais je vais essayer d’être le plus honnête possible!

En fait, je pense qu’il n’y a pas forcément de grandes différences entre un guide et un pêcheur lambda. Ainsi, il compte les jours sans cesse et chaque petite chose de la vie courante exacerbe l’envie de retrouver les berges, canne en main. Je dis bien canne en main car nous le savons tous, dès que l’occasion se présente, nous nous retrouvons au bord de quelque ruisseau, étendue d’eau ou ru forestier à scruter la moindre mouvement.

Mais voilà, cela fait près de 2 mois que les démangeaisons ont débuté (pour ceux qui ont pu se rendre en 2ème catégorie taquiner l’ombre commun), et rien, non rien n’a pu altérer cette sensation de manque. Vidéos des saisons passées, photos des souvenirs inénarrables de session anthologiques, bref, l’addiction est ainsi que l’on ne peut y échapper dans nos aléas de la vie courante.

A une vingtaine de jours de ce moment libératoire, l’excitation, toujours présente, nous ouvre les boites vides, les tiroirs de matériaux de montage, nous fait sortir les moulinets, vérifier les soies, tester les bas de lignes, etc. Nous n’en pouvons plus!!

Un guide de pêche du Pays Basque ou d’ailleurs même, ne déroge pas à ces picotements incessants. L’attente reste la valeur mère où il lui faut se réfugier et tenter d’anticiper la saison que ce soit au niveau matériel, des spots cibles, des conditions météo mais aussi et surtout, de l’administratif.

C’est peut-être là la seule vraie grosse différence, un guide est, avant d’être pêcheur, un professionnel! Il se doit d’assurer un cadre serein et sécuritaire de ses prestations, avant même de penser à ces journées magiques de partages et d’échanges. Cette étape bien que « barbante », reste nécessaire pour faire que les futurs moments au bord de la Nive soit centrés sur la réussite halieutique.

à très vite,

Brice

mouche

pas en avance mais en cours…

 

 

 
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Publié par le février 21, 2017 dans Fly fishing

 

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Attendre mais s’informer

Guide de pêche au Pays Basque ne s’improvise pas. Ici, la pression de pêche reste très importante et il convient de connaitre parfaitement les conditions du moment afin de mettre toutes les chances de son côté pour la réussite d’une session. L’organisation est certes, le maître mot mais le suivi est primordial!

Ainsi, après mes visites aux frayères, me revoici sur les berges et les ponts pour entrevoir le renouveau alimentaire de nos chères ponctuées. Pour ne rien vous cacher, les belles sont encore très discrètes et malgré des niveaux assez clairs, leur hauteur permet difficilement de capter les mouvements sporadiques de nos chères amies à écailles.

J’en dénicherai par ci, par là, sur les diverses vallées du bassin de la Nive mais rien de probant en terme d’activité. La météo clémente n’a pourtant pas suscité la sortie des premières éphémères et c’est à regret que je ne verrai que des individus posés sur le fond, relativement amorphes.

à très vite pour de nouvelles images!

 
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Publié par le février 4, 2017 dans Fly fishing

 

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Mouches sur les Nives

Salutations,

Nous voilà fin janvier et j’avoue être quelque peu à la bourre dans mes préparatifs. Le matériel est remisé au fond du meuble du garage, bien que nettoyés en novembre dernier, depuis, la lumière n’a pas trop ébloui soies et autres carbones… Il me faut impérativement faire le point et entamer au plus vite la mise à jour afin d’être prêt le jour J.

J’attaque donc par un bref récapitulatif des boites et autres perditions. Effectivement, les trouées sont bien présentes et va falloir rapidement les combler. En attendant, pas de temps à perdre, entre deux démarches administratives, me voilà disposé face à l’étau et paré à jouer du porte bobine. La pêche sur les Nives en début de saison, est assez similaire à celle que vous connaissez tous, un espoir de météo clémente qui laissera entrevoir une envolée d’olives, entrecoupée de plus jolis morceaux plutôt marron… et sans oublier, trouver le spot à potentiel au vu des niveaux et de la fréquentation!

Alors, je ne vous oublie pas! Revenu enfin chez moi, et assurant la pérennité de mon activité, me voici enfin guide de pêche au Pays Basque (merci les services du RSI pour le transfert du dossier) après satisfactions de toutes obligations liées à mon métier de prestataire de services.

Mon cadeau en ce jour, 2 modèles qui me suivront dans les premières sessions basques propulsées par ma Marryat Pro ou pourquoi pas, ma Tenkara Expert (certainement un peu des deux, histoire de garder la main.

En 1, si la pluie n’est pas trop présente (ou plutôt pressante), une classique imitation de March Brown, cerques et corps en faisan, ailes en cul de canard fourni, thorax en dubbing de lièvre naturel et tête en soie de montage de couleur noire, rien de plus!

mb2017

En 2, ce sera une adaptation de la précédente en oreille de lièvre. cerques et corps en faisan, sous ailes en pointe de cul de canard, collerette en lièvre via un dubbing loop et le tout finalisé par une tête en soie de montage de couleur noire.

J’espère que vous n’abuserez pas trop de ces infos, histoire de ne pas éduquer nos belles et faire la « nique » aux viandards doryphore hiihihihi

à très vite,

ps: n’oubliez pas quand même d’avoir une 2bis dans vos boites…

imitations2017

 

 
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Publié par le janvier 28, 2017 dans Fly fishing

 

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Guidages Pêche au Pays Basque

Voici quelques images réalisées au cours de la fin de saison de guidage pêche au Pays Basque. Prises sur le bassin des Nives, elles clôturent une saison riche en redécouverte et en partages toujours aussi gratifiants, merci à vous tous qui m’avaient fait confiance. J’espère que ces quelques secondes vous apporteront autant de souvenirs de nos échanges,

 
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Publié par le janvier 16, 2017 dans Fly fishing

 

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Humilité

Sur quel parcours se rendre, à n’en pas douter, le privilège du riche ! Le linéaire est grand, bien trop pour une saison, fut-elle quotidienne. Quand une telle possibilité existe, un choix est-il nécessaire me direz-vous ?

Il est vrai qu’en ces lieux, l’importance du poste reste une donnée parmi tant d’autre, tant le patrimoine à disposition demeure de qualité. Certes, il y a bien des zones plus « fastes », plus « spécimens » (ce ressenti étant bien entendu, propre à chaque pêcheur selon son approche et exploitation des parcours) mais avec une accessibilité retrouvée, l’idée première reste le plaisir d’être chez soi. Pourtant, en cet après-midi de juillet, la route m’a conduit ici, entre maïs et grands larges.

L’égo a ceci de palpable qu’il reste un décisionnaire inconscient (enfin, on se le dit…).

En effet, la session précédente fut belle et d’une incontestable facilité, ne reste qu’à en profiter une deuxième fois. La berge est maintenant toute proche, le matériel vérifié, y’a plus qu’à ! il ne faut pas longtemps pour qu’une première mémère se présente, elle maraude ça et là, piochant allègrement dans le substrat. La nymphe fixée, elle s’immerge dans l’axe de progression. Sans même un regard, la ponctuée continue son manège et disparaît.

2h de traque, toujours rien, quelques unes vues effectivement mais pas une occase !

Lentement, je continue jusqu’à cet herbier isolé. Déjà aperçue, une fifille est postée en tête. Le soleil est haut, je suis positionné ¾ en aval. Je tente le passage numéro1 après un premier pour ajustement. Bien entendu, pas le moindre intérêt suscité malgré un deuxième que j’estime assez bon. J’attends un peu, observe le comportement mais rien n’indique qu’elle est sur le qui-vive. Je troque ma nymphe contre un modèle de forme différente. Au moment de lâcher l’imitation, la belle se décale sur sa droite et se remet, stoïque. Y’a donc moyen…

Voilà près d’une heure que je suis posé là, entre tentatives et observations. Elle a nymphé plus d’une dizaine de fois sans que jamais elle ne s’intéresse à l’une de mes offrandes. J’avoue que la résignation n’est pas mon truc, il me faut trouver ! un bon quart d’heure plus tard, je n’ai toujours pas utilisé toute ma boite… une énième fois, je refais ma pointe de 11°° et y fixe la « vieille », vous savez cette nymphe qui a bien vécu, qui demeure dans son coin parce que son histoire est emplie de souvenirs (aussi bons qu’irritants) mais qui depuis très longtemps n’a plus donné l’envie au poisson. Celle-là même que l’on garde, en cas.

Le nœud réalisé, je la plonge histoire qu’elle s’imprègne bien puis la propulse dans la veine. Je devine sa trajectoire, et vous le croirez ou non, la truite s’élève et ouvre la bouche. Ah ce blanc !! que celui qui n’a jamais ferré en voyant cette couleur me jette la première nymphe tungstène… vous l’avez compris, le ferrage fut bien trop tôt !!

« L’important, c’est de l’avoir leurrée », certes, mais il y a comme un arrière goût d’inachevé.

Le même schéma se reproduira sur une nouvelle congénère pas piquée des vers qui, ayant refusé ma « vieille » et nombre d’autres (…), succombera à un joli tout petit gammare (merci Jean Marc, toujours au top tes petites bêtes !). Cependant, blanc observé, poisson loupé !

Je vous passe ici mes atermoiements car cette session n’aura rien de comparable avec la précédente. J’aurai eu 3 véritables occases. L’euphorie alimentaire était loin d’être là mais assurément, certaines auraient dû rejoindre le numérique. La prochaine visite viendra, de nouvelles tentations rejoindront mes boites mais surtout, l’esprit sera humble…

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Publié par le juillet 14, 2016 dans Fly fishing

 

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Vidéo

Dépasser une barre

Un nouvel article que je ne pensais pas pouvoir écrire de sitôt. En effet, vous le savez, au cours de mes évolutions, j’ai pu pratiquer ma passion sur nombre de rivières et notamment sur l’ensemble de notre beau territoire.

A l’esprit, me viennent les cours d’eau du Limousin (Diège, Liège, Vézère, Vianon, Chavanon, Dordogne, etc.), de Midi-Pyrénées (Dourbie, Tarn, Ariège, Salat, Neste, Adour, Garonne, etc.), de l’Aquitaine (gaves, saison, nives, nivelle, etc.), de Champagne Ardenne (Rognon, Rongeant, Marne, Saulx, Aube, Noblette, Moivre, etc.), de Bourgogne (Haute Seine), de Franche Comté (Ain, Suran) mais bien que des captures de 50+ ont eu lieu sur quelques une d’entre elles, il faut avouer que celle-ci est une barre non négligeable pour bon nombre de pêcheurs ne pouvant voyager.

Depuis près de 20ans, j’ai effectivement eu l’opportunité de parcourir la France et pour la plupart du temps, j’étais accompagné de mes cannes. Ceci m’a permis de me rendre compte par moi-même de la qualité de notre réseau hydrographique et notamment de sa valeur piscicole. Bien que ce dernier subisse des atteintes indéniables (et je n’irai pas jusqu’à dire « soutenues » mais bon, vous m’aurez compris…), il n’en demeure pas moins qu’il reste de vraies satisfactions pour qui se donne les possibilités de les apprécier.

Je ne ferai pas ici le constat que nous observons tous, je ne parlerai que de ma satisfaction personnelle à pouvoir trouver des milieux aquatiques où le plaisir simple de pêcher peut assurément être assouvi.Que ce soit le cadre global, l’environnement (notamment la flore rivulaire) ou l’accessibilité, il est certain que nous avons en métropole l’immense chance de pouvoir pratiquer sans trop de difficultés; bien sur les débats sur la réglementation, bien sur ceux sur la réciprocité, apportent quelques freins mais soyons réalistes, nos rivières sont « pêchables » et offrent un choix presque infini selon les velléités de chacun que ce soit en termes d’espèces, de tailles, de quantité, de technicité, etc. Tout pêcheur peut trouver son bonheur, j’en suis persuadé.

Pour ma part, après bien des errances, de nombreuses expériences et partages, je dois dire que le simple fait d’être au bord de l’eau me satisfait. Et c’est ainsi que ma surprise fut d’autant plus grande qu’à mesure que j’avançais halieutiquement, certaines partenaires me le rendirent assez bien qui plus est, avec une délectation toute égoïste.

Et ces derniers jours, une possibilité s’est offerte de découvrir une rivière qui m’était inconnue, la Bienne. Située dans le Jura (39), l’évocation de ce nom résonne dans l’esprit de tous les pêcheurs et bien maintenant, je sais pourquoi. En effet, au cours d’une session assez rapide (de 11h30 à 18h15), j’ai pu partager un instant au cœur de cette vallée surprenante. En effet, j’ai retrouvé des airs de Dourbie (falaises brutes), de Dessoubre (résineux omniprésent), d’Ossau (les rives encaissées « encoussinées » de mousse) et parfois même de Champagne (large gravière).

Après les surprises de 2011, puis 2014, deux poissons magnifiques capturés en Champagne, j’ai eu la joie de capturer en sèche, une superbe offrande zébrée. Je vous le présente ici, ce beau cadeau qui m’a fait utiliser le mètre plus d’une fois…

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Un grand bravo à Monsieur VARENNE Charles, président de l’AAPPMA de St Claude « la Biennoise », pour son combat à proposer un tel parcours, dédié à la durabilité et à l’halieutisme.

renseignements et carte de pêche via http://www.peche-jura.com/parcours-du-bassin-de-la-bienne-et-de-l-orbe.html

https://vimeo.com/164481878

 
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Publié par le avril 30, 2016 dans Fly fishing

 

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