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Archives de Tag: Sud-ouest

Préparation d’ouverture d’un guide de pêche du Pays Basque

Voici un sujet bien délicat à aborder mais je vais essayer d’être le plus honnête possible!

En fait, je pense qu’il n’y a pas forcément de grandes différences entre un guide et un pêcheur lambda. Ainsi, il compte les jours sans cesse et chaque petite chose de la vie courante exacerbe l’envie de retrouver les berges, canne en main. Je dis bien canne en main car nous le savons tous, dès que l’occasion se présente, nous nous retrouvons au bord de quelque ruisseau, étendue d’eau ou ru forestier à scruter la moindre mouvement.

Mais voilà, cela fait près de 2 mois que les démangeaisons ont débuté (pour ceux qui ont pu se rendre en 2ème catégorie taquiner l’ombre commun), et rien, non rien n’a pu altérer cette sensation de manque. Vidéos des saisons passées, photos des souvenirs inénarrables de session anthologiques, bref, l’addiction est ainsi que l’on ne peut y échapper dans nos aléas de la vie courante.

A une vingtaine de jours de ce moment libératoire, l’excitation, toujours présente, nous ouvre les boites vides, les tiroirs de matériaux de montage, nous fait sortir les moulinets, vérifier les soies, tester les bas de lignes, etc. Nous n’en pouvons plus!!

Un guide de pêche du Pays Basque ou d’ailleurs même, ne déroge pas à ces picotements incessants. L’attente reste la valeur mère où il lui faut se réfugier et tenter d’anticiper la saison que ce soit au niveau matériel, des spots cibles, des conditions météo mais aussi et surtout, de l’administratif.

C’est peut-être là la seule vraie grosse différence, un guide est, avant d’être pêcheur, un professionnel! Il se doit d’assurer un cadre serein et sécuritaire de ses prestations, avant même de penser à ces journées magiques de partages et d’échanges. Cette étape bien que « barbante », reste nécessaire pour faire que les futurs moments au bord de la Nive soit centrés sur la réussite halieutique.

à très vite,

Brice

mouche

pas en avance mais en cours…

 

 

 
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Publié par le février 21, 2017 dans Fly fishing

 

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Humilité

Sur quel parcours se rendre, à n’en pas douter, le privilège du riche ! Le linéaire est grand, bien trop pour une saison, fut-elle quotidienne. Quand une telle possibilité existe, un choix est-il nécessaire me direz-vous ?

Il est vrai qu’en ces lieux, l’importance du poste reste une donnée parmi tant d’autre, tant le patrimoine à disposition demeure de qualité. Certes, il y a bien des zones plus « fastes », plus « spécimens » (ce ressenti étant bien entendu, propre à chaque pêcheur selon son approche et exploitation des parcours) mais avec une accessibilité retrouvée, l’idée première reste le plaisir d’être chez soi. Pourtant, en cet après-midi de juillet, la route m’a conduit ici, entre maïs et grands larges.

L’égo a ceci de palpable qu’il reste un décisionnaire inconscient (enfin, on se le dit…).

En effet, la session précédente fut belle et d’une incontestable facilité, ne reste qu’à en profiter une deuxième fois. La berge est maintenant toute proche, le matériel vérifié, y’a plus qu’à ! il ne faut pas longtemps pour qu’une première mémère se présente, elle maraude ça et là, piochant allègrement dans le substrat. La nymphe fixée, elle s’immerge dans l’axe de progression. Sans même un regard, la ponctuée continue son manège et disparaît.

2h de traque, toujours rien, quelques unes vues effectivement mais pas une occase !

Lentement, je continue jusqu’à cet herbier isolé. Déjà aperçue, une fifille est postée en tête. Le soleil est haut, je suis positionné ¾ en aval. Je tente le passage numéro1 après un premier pour ajustement. Bien entendu, pas le moindre intérêt suscité malgré un deuxième que j’estime assez bon. J’attends un peu, observe le comportement mais rien n’indique qu’elle est sur le qui-vive. Je troque ma nymphe contre un modèle de forme différente. Au moment de lâcher l’imitation, la belle se décale sur sa droite et se remet, stoïque. Y’a donc moyen…

Voilà près d’une heure que je suis posé là, entre tentatives et observations. Elle a nymphé plus d’une dizaine de fois sans que jamais elle ne s’intéresse à l’une de mes offrandes. J’avoue que la résignation n’est pas mon truc, il me faut trouver ! un bon quart d’heure plus tard, je n’ai toujours pas utilisé toute ma boite… une énième fois, je refais ma pointe de 11°° et y fixe la « vieille », vous savez cette nymphe qui a bien vécu, qui demeure dans son coin parce que son histoire est emplie de souvenirs (aussi bons qu’irritants) mais qui depuis très longtemps n’a plus donné l’envie au poisson. Celle-là même que l’on garde, en cas.

Le nœud réalisé, je la plonge histoire qu’elle s’imprègne bien puis la propulse dans la veine. Je devine sa trajectoire, et vous le croirez ou non, la truite s’élève et ouvre la bouche. Ah ce blanc !! que celui qui n’a jamais ferré en voyant cette couleur me jette la première nymphe tungstène… vous l’avez compris, le ferrage fut bien trop tôt !!

« L’important, c’est de l’avoir leurrée », certes, mais il y a comme un arrière goût d’inachevé.

Le même schéma se reproduira sur une nouvelle congénère pas piquée des vers qui, ayant refusé ma « vieille » et nombre d’autres (…), succombera à un joli tout petit gammare (merci Jean Marc, toujours au top tes petites bêtes !). Cependant, blanc observé, poisson loupé !

Je vous passe ici mes atermoiements car cette session n’aura rien de comparable avec la précédente. J’aurai eu 3 véritables occases. L’euphorie alimentaire était loin d’être là mais assurément, certaines auraient dû rejoindre le numérique. La prochaine visite viendra, de nouvelles tentations rejoindront mes boites mais surtout, l’esprit sera humble…

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Publié par le juillet 14, 2016 dans Fly fishing

 

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Sortie Orchidées de France

Vous le savez, j’aime flâner au hasard, si possible au bord de l’eau mais il est des périodes où les pelouses sèches ont un attrait tout particulier.

Dès le mois d’avril, il n’est pas rare d’observer les premières floraisons et pour peu que l’on se penche plus près, de subtiles espèces se livrent à vous. Je vous parle ici des orchidées.

Tout le monde connaît les phalenopsis, l’espèce phare des fleuristes mais là, je vous invite à regarder au sein même de votre environnement. De nombreuses espèces vivent autour de nous, plus ou moins communément.

C’est ainsi qu’avec un peu de curiosité et d’attention, vous pourrez apercevoir quelques beautés. Voici quelques unes de mes trouvailles 2016, dont certaines viennent compléter mon inventaire perso (que j’ai débuté en Limousin, complété au Pays Basque et persévéré en Champagne voire en Slovénie… ).

Attention, n’étant pas botaniste expert, mes identifications ne sont peut-être pas bonnes, je remercie donc les éventuelles confirmations ou infirmations.

Anacamptis morio

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Orchis mascula

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Orchis purpurea

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Ophrys aranifera

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Ophrys scolopax

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Ophrys insectifera

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Serapias linga

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Reste plus qu’à y retourner…

Ps: mes préférés restent les cephalantaires

 
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Publié par le avril 15, 2016 dans Botanique

 

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